Attention, après une longue absence, je vais vous parler de moi.
Non pas que j'aime ça, mais il faut bien que vous en sachiez un minimum sur ma personne. Cette présentation (que j'aurais peut-être dû faire un peu plus tôt) ne sera qu'un échantillon de réalité, peu de choses parmi des centaines et des centaines de détails sur moi-même, car vous croyez me connaître mais vous ne savez pas un dixième de mon existence ; vous croyez comprendre ce que je peux vivre, penser ou ressentir, mais vous êtes tous très loin de la vérité.
Tout d'abord, je vais parler de mes amis. Car j'aime mes amis, les vrais. D'ailleurs, je les remercie d'être toujours là, dans les bons moments comme dans les mauvais. J'aime les gens extravagants, qui savent déconner, hors normes, pas toujours sérieux, exubérants, fous, qui peuvent partir en vrille, qui n'ont pas peur du ridicule, qui se foutent du regard des autres du moment qu'ils sont heureux, qui ne sont pas faux et qui ne jouent pas un jeu avec moi. J'aime ça ; ces gens que je voudrais voir heureux, qui ces gens qui m'étonnent de plus en plus, qui me fascinent. Il y a les gens que je voudrais rencontrer. Et puis il y a les gens que j'aime plus, plus que moi-même. Et dans ce cas-là, je ne sais plus vraiment comment leur montrer, ni comment les aimer. Les aimer au-delà des limites, les aimer au-delà de mes limites sûrement. La vie et ses imprévus, ses histoires farfelues, ses indémodables fou-rires, ses surprises, ses gloussements stupides qui ne font rire que moi-même, et puis ses « je t'aime ». J'aurais voulu leur dire que j'étais capable de décrocher la lune pour vous, je sais que ça vous aurait fait rire. Je vous vois d'ici, vos paillettes aux yeux. Oui, c'est vrai que j'aurai voulu vous écrire les plus belles lettres d'amour. Même si ces mots tournent dans ma tête, je crois qu'ils sont comme moi, qu'ils ont trop fait la fête. Asile de fou, on aura passé notre vie à pleurer des rêves. C'est ça la misère ? Celle qui nous détruits, nous vide. Crève, crève doucement, le c½ur sur la main ? Non, vos c½urs sur ma main, déposés près du mien. Vous êtes la goutte qui a réussi à faire déborder mon vase.
J'aime les gens qui aiment aimer et même si je ne le montre pas forcément, j'aime, moi aussi, aimer. Aimer d'une forte passion inhumaine et indescriptible. Celle qui peut vous faire faire des choses impossibles et idiotes au possible. Cette passion qui vous rend aveugle, sourd et indifférent à ce qu'il se passe autour de vous ; même si vous avez tort, même si vous savez que ce n'est que mensonges et mauvaise foi. Cependant, passion rime avec destruction, il ne faut pas l'oublier. Mais je ne vais pas élargir ce sujet, tout le monde doit le connaître, me semble-t-il.
J'aime écrire. Pourquoi ? Je ne saurais le dire... Les sentiments ne sont pas forcément explicables, tout comme les rêves. J'aime noircir des feuilles et des feuilles de conneries. Ecrire des mots dans lesquels je me noierais à force d'essayer de les concrétiser. Ils s'entrechoqueront, tomberont, puis recommenceront.
Ma vie est faite de moments qui se répètent sans cesse et qui ont un air de déjà vu. Des questions sans réponses défilent dans la pénombre de mes pensées, me laissant incertaine. On dit toujours « fais de ta vie un rêve et d'un rêve une réalité ». Mais comment faire d'une vie un rêve quand celle-ci se transforme en cauchemar ? Un instant de bonheur est toujours suivi de deux malheurs. Alors je me confectionne un monde, constellé d'étoiles et sans nuages. Là-bas, j'ai appris à écouter le vent et à parler aux constellations. C'est une échappatoire parmi tant d'autres, mais celle-là, c'est la mienne. Elle change souvent, en fonction de mes humeurs, de mes envies, mais la beauté est toujours la même. Je m'y évade le temps de me ressourcer. Après l'hiver vient le printemps, après les douleurs vient le bonheur. Les étoiles sont devenues mon bout du monde.
J'aime rêver, m'extasier à penser, à réfléchir et à imaginer. Vous avez certainement dû le remarquer ?
Mes pensées sont confuses. J'ai rangé toutes mes mauvaises idées dans un tiroir mais à force de trop en avoir, plus rien ne rentre. Le tiroir est plein et déborde. C'est ce qui arrive quand l'on n'est pas assez ordonnée....J'écoute cette douce mélodie qui se répercute dans mon crâne et m'emporte, nonchalante, dans son rythme.
Je ne veux pas d'une vie monotone faite de moments répétitifs semblables ; je veux de la surprise, de l'agitation, du nouveau, toujours. Je suis victime d'une étrange banalité. Me coucher, me lever, aller en cours, apprendre à vivre. Apprendre que la vie, c'est un truc réglé-programmé-prémâché-prédigéré-sans intérêt-. Renter chez soi, dans le mouvement et ne plus en sortir. Se coucher, ne plus vouloir se réveiller...
J'ai moi aussi des espoirs, des envies, des aspirations outrageusement parfaites pour n'être qu'un minimum réalisables. Je demeure moi-même : imparfaite, inachevée, éprise, mélancolique, d'une apparence enjouée mais cela peut être trompeur, ce n'est qu'une mystification de mon moi. Tout n'est que perfidie, imposture et leurre. « Mon animosité pour mon égo est l'antonyme de l'affection que je vous porte. »
Ma vie n'est pas un bonheur inespéré, mais n'est pas à plaindre, loin de là. J'aurai aimé avoir la tête claire, et savoir ce que je veux, ce dont j'ai envie. J'aimerais pouvoir danser sous une pluie chaude. J'aimerais retrouver mes mots, pouvoir de nouveau m'exprimer dans l'absurde. J'aimerais reprendre confiance en moi. J'aimerais ne plus être la comédienne de moi-même. J'aimerais aussi que la vie soit plus facile. Je ne veux plus grandir. Ce monde me fait peur, il m'oppresse. Ces responsabilités, ce travail, cette lutte, ... Je ne veux plus de tout ça. Je ne veux pas avoir une vie bien rangée. Je ne veux pas être libertine. Je ne veux pas travailler. Je ne veux plus me lever. Je ne veux pas me coucher. Je ne veux plus pleurer. Je ne veux pas m'ennuyer. Je ne veux plus de tout ça.
Je ne trouve plus les mots pour me décrire, mais je reste, tout en le devenant de jours en jours, moi-même.
Cette présentation semble froide ; je ne qui pas quelqu'un de froid, au contraire. Je ne que toute une multitude de choses comme tous les autres. Ma personnalité ainsi que moi contiennent bien plus de choses que tout ce que vous avez pu lire jusque là. Retenez de moi peu de choses, et ne vous fiez pas aux apparences.
Juliette aime avoir 14 ans même si c'est pas pour la vie. Juliette aime racler le fond des ½ufs à la coque brûlants. Juliette aime rire. Juliette aime se coucher dans l'herbe. Juliette aime les fines nuques et les épaules dénudées. Juliette aime parler littérature. Juliette aime sucer la coquille salée des pistaches. Juliette aime marcher dans les rues de Paris en écoutant de la musique. Juliette aime jouer du piano pendant des heures, sans penser à rien. Juliette aime faire des claquettes jusqu'à ne plus avoir de pieds. Juliette aime l'os des poignets, splendeur, beauté. Juliette aime écrire sans regarder l'heure. Juliette aime voir la nuit tomber. Juliette aime observer les gens. Juliette aime voir ses cheveux flotter dans son bain chaud. Juliette aime les allumettes, juste pour leur odeur, et les gouttes de pluie juste pour leur son contre les vitres. Juliette aime vous planter là avec trois petits points...
Sur ce j'arrête, vous finiriez par trop en savoir sur moi.

![[Les rênes du Père Noël sont des pervers.]](http://1d.img.v4.skyrock.net/1d6/roolietta/pics/1437605555_small.jpg)


